• Boxes Pieds-Poings : American kickboxing (Point-fighting/Semi-contact, Full-contact, Low-kick), Japanese kickboxing (K-1, Shoot-boxing) & Thai-boxing (Muay-thai)
  • Sports Pieds-Poings-Sol : Pancrace (Sub-strike) & MMA (Shoot-fighting)
  • Submission-Wrestling
  • Activités de réalisation technique & martiale : Fitness-forms (Aero-kick/cardio-kickboxing, Aero-fight/cardio-fighting) & Martial-forms [Traditional-forms (Hard-style & Soft-style) & Modern-forms (Free-style/ musical-forms)]
  • Activités de défense : Defense-forms (Freehand-defense, Kick-defense contact & Stick-defense)
  • Président (gestion internationale) : Thierry MUCCINI – 06.50.64.35.49 - muccini.kick@hotmail.fr
  • Directeur technique fédéral (gestion nationale) : Alain DELMAS – 06.80.87.67.82 - ctn.wka@free.fr
  • Secrétariat - cnkb@free.fr
  • Service affiliation/licence : Brigitte ISNARD – 06.12.17.07.15 - servicelicence@free.fr

 

 

HISTORIQUE DE LA W.K.A. MONDE  

 

C’est en 1970 que le très fameux karatéka américain Joe Lewis disputait son premier match de  » karaté  » avec des gants de boxe. Le kickboxing était né. Lentement, ce nouveau sport devient de plus en plus populaire et entre 1970 et 1973, de nombreux combats sont organisés.
L’un des premiers promoteurs de ce sport fut une ceinture noire shorin-ryu1: Howard Hanson, qui apprit ce style de karaté avec l’instructeur d’Elvis Presley : Mike Stone2. La première démarche d’Howard Hanson fut d’organiser les matchs de kickboxing dans un ring plutôt que sur des tatamis comme le voulait l’usage au départ de ce sport issu de karaté. Il s’affirma aussi très vite comme un excellent organisateur et sa façon de promouvoir les rencontres servit rapidement de modèle à travers les Etats-Unis pour toutes les rencontres de kickboxing.
A cette époque, une organisation dirigée par Don et Judith Quine se crée et Hanson décide de rejoindre la toute nouvelle P.K.A.3 (Professional Karate Association). Pourtant, rapidement, il s’aperçoit que les règles dans lesquelles les combats s’inscrivent, sont trop limitées. Il cesse de travailler avec la P.K.A. Pour lui, un  » vrai  » champion doit pouvoir défendre son titre contre les combattants de tous les pays. Les championnats du monde entre Américains ne semblent pas satisfaire Howard Hanson. Et il n’est pas le seul !
Un soir d’octobre 1976, en compagnie de sa femme Gina, de Benny  » The Jet  » Urquidez et de son frère Arnold, Hanson décide de créer une nouvelle organisation dont le but est l’organisation et le classement des combats et combattants de kickboxing Ensemble, ils choisissent comme emblème pour la W.K.A. un globe entouré d’une ceinture noire, afin de symboliser le but international de cette organisation.
Et puis les choses commencèrent à aller bon train. Les structures de l’organisation étaient faites, les règles écrites et approuvées et n’importe qui pouvait combattre sous l’égide de la W.K.A. et pour d’autres organisations, sans être menacé de suspension (ce qui était fréquent dans les autres fédérations ou organisations). Les statuts de la W.K.A. autorisaient également les combattants à s’inscrirepar eux-mêmes aux compétitions sans recourir à l’aide d’un manager. Quant aux promoteurs, ils pouvaient, en échange d’une légère somme, organiser des rencontres en W.K.A.
La W.K.A. reconnaissait également n’importe quel champion du monde de n’importe quelle organisation, du moment qu’il acceptait de défendre son titre sous les règles de la W.K.A. Le premier à se lancer dans l’aventure fut Benny Urquidez qui, à cette époque, combattait pour la P.K.A. (style sans coups de pieds dans les jambes). En 1977, il rencontre et bat le champion Thaïlandais Narong Noi. Moins d’un an plus tard, la W.K.A. débarque au Japon où elle devient très vite célèbre grâce à l’aide du très populaire Antonio Inoki et du boxeur Hisashi Shuna.
Si, au départ, les matchs de kickboxing servaient d’avant-première aux grands tournois de lutte japonaise (sumo) au Japon, rapidement, ces mêmes combats devinrent assez populaires pour remplir les stades. Plus habitués à combattre dans les règles de la boxe thaïlandaise plutôt qu’en full-contact, il fallait aussi modifier les règles pour les rencontres avec les Japonais qui utilisaient les techniques de coudes et de genoux. Les combattants asiatiques cessèrent d’utiliser les genoux et les coudes pour les combats contre les Américains mais ils refusèrent de combattre sans les low-kicks (coups de pied dans les jambes). D’autres pays d’Asie refusèrent également les combats sans les low-kicks.
Pour que la W.K.A. soit vraiment internationale et reconnue par tous, il fallait faire évoluer les règles de full-contact vers la forme de kickboxing que l’on connaît aujourd’hui. Pour Howard Hanson, la pratique des coups de pied dans les jambes était bien moins dangereuse que celle des coups de poings ou de pieds dans la tête et ainsi les combattants pouvaient combattre avec moins de risque ; un muscle endommagé peut se réparer, mais un cerveau  » bien secoué  » ne se régénère jamais !
De 1977 à 1979, c’est le grand départ de la W.K.A. Des grandes stars du ring combattent sous sa bannière aux Etats-Unis et au Japon. Des champions comme Benny Urquidez (qui deviendra une véritable idole au pays du Soleil Levant), Kunimasae Nagae, Blinky Rodriguez, Steve Sheperd, Kunamitsu Cekao, Alvin Prouder et même la vedette P.K.A. Jean-Yves Thériault apparaissent régulièrement dans des shows télévisés. La W.K.A. avait désormais son propre classement avec des combattants internationalement renommés mais tout cela n’était pas encore assez bon pour la politique mondiale d’Howard Hanson. Quelque chose de plus gigantesque, d’encore plus reconnu au niveau international, devait être mis en place. C’est pourquoi le 15 juillet 1979, la W.K.A. décidait d’adhérer au classement inventé par le journaliste américain Paul Maslak. C’est le Star System, un classement indépendant créé afin de permettre à tous les combattants de tous les pays, sans restriction de style, de pouvoir se situer dans un classement international. Dans la jungle des titres, championnats, classements, une cohérence émergeait enfin.
Howard Hanson autorisait un groupe indépendant de personnes munies d’un ordinateur à créer un véritable classement mondial ! Désormais, les organisateurs de combats devaient respecter ce système de classement s’ils désiraient mettre un titre en jeu. De cette façon, seuls les grands champions et leurs véritables challengers pouvaient monter sur le ring et non pas de frauduleuses imitations !
Etats-Unis, Asie, il manquait l’Europe au palmarès d’Howard Hanson et de la WKA. Après de maints contacts et négociations avec, finalement, un combat WKA était organisé en hollande, à Amsterdam. Un pont était jeté entre l’Amérique et l’Europe. Plus rien n’arrêterait l’irrésistible ascension de la WKA.
Pourtant la partie n’était pas jouée d’avance. Une multitude de styles de contact existaient en Europe (et existent encore) et le Kickboxing WKA ne devait son existence qu’à la renommée des grands champions comme Rob kaman, Fred Royers, André Brilleman, etc., qui y adhèrent. Mais un autre facteur intervenait en faveur de l’organisation américaine : l’alternative offerte entre le style très dur et très élitiste de la boxe thaï et la forme originelle du karaté full-contact (boxe américaine).
En janvier 1988, Paul Maslak cesse son Star System, et c’est l’IFO-France4 qui publie désormais, le classement français de Kickboxing et Full-contact ; le classement mondial restant sous la responsabilité d’Howard Hanson.
Aujourd’hui, la WKA est reconnu sur les cinq continents et représente l’une des plus puissante fédération de kickboxing.

 

Sources : IFO France – 1988

 

(1) – Shorin-ryu : désigne un ensemble de styles de karaté, okinawaiens et japonais. Se traduit habituellement par « école de la jeune forêt »
(2) – Mike stone : surnommé « the animal », de style Shorin-ryu, considéré, avec Chuck Norris et Joe Lewis, comme l’un des plus grands compétiteurs américains des années 1960
(3) – PKA : Professional Karate Association, première fédération de full-contact karaté créée aux Etats-Unis en 1974
(4) – IFO : International Fighters Organisation dirigée en France, à partir de 1988, par le Français Jean-Paul Maillet

   STAFF DE LA W.K.A. :   
Paul Ingram (GB) : président mondial de la W.K.A.
Thierry Muccini (F) : représentant pour la France (Antenne WKA pour la France) et président du C.N.K.B.-France
Alain Delmas  (F) : directeur technique fédéral du C.N.K.B-France
                                           
 Paul INGRAM                      Thierry MUCCINI                    Alain DELMAS

LES PIONNIERS DU KICKBOXING MONDIAL

 

La naissance du kickboxing japonais et américain

 

Au Japon, à la fin des années 1950, des experts de karaté et d’autres arts martiaux organisent des rencontres de plein-contact sur tapis et sur ring, ainsi naissait le kick-boxing japonais. C’est au milieu des années 1960, que le kick-boxing japonais prend réellement son envol grâce au promoteur de boxe, Osamu NOGUCHI. À la même époque aux États-Unis, de nombreuses écoles d’arts martiaux organisent des rencontres de plein contact notamment des disciplines comme le bando/boxe birmane, le karaté, le taekwondo, le kempo, etc. (cf : Mike MILES, An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998 et the histoty of kickboxing).
Maung Gyi est un pratiquant de bando birman. Fils du directeur des sports au ministère de l’éducation, dès la fin de la seconde guerre mondiale, tout jeune il est entraîné par de nombreux experts d’arts martiaux de toutes nationalités. En 1953, Maung Gyi déplace un petit groupe de pratiquants pour réaliser des démonstrations de boxes pieds-poings à Tokyo et dispute de nombreux combat de « karaté kickboxing ». Il participe en tant qu’athlète au tournoi de boxe anglaise des jeux olympiques de 1956. Il est considéré comme un des pionniers du kickboxing japonais et du kickboxing américain.
Dès 1962, un des pionniers de ce « kick-boxing américain », le birman Maung GYI, organise des opens de tous styles de boxes pieds-poings sur ring. Puis une sorte de révolution s’opère dès le début des années 1970 dans le milieu du karaté de haut-niveau. De nombreux pratiquants de « point-fighting » (karaté à la touche freinée) évoluant dans les compétitions se sentent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ils cherchent un sport dans lequel on utilise la puissance des coup de pied et de poing, plutôt qu’en les arrêtant avant de toucher l’adversaire. Le full-contact karaté « kickboxing sans low-kick » et le kick boxing américain « kickboxing avec low-kick » étaient nés. Le 17 janvier 1970 à Long-Beach (Californie – U.S.A.), Maung GYI arbitre le premier championnat du monde de kickboxing entre Joe Lewis et Greg Baines.
Les pionniers du kick-boxing américain (avec low-kick) et du full-contact américain (sans low-kick) aux Etats-Unis dans les années 1960 et 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains, le comte DANTE (karate), Ray SCARICA et Maung GYI (bando et boxe birmane) – cf : Mike Miles, A History of Kickboxing – North America’s surprisingly taboo kickboxing history! – mikemiles.com – http://www.mikemiles.com/history4.html Part 4).

 

Téléchargement :
Pionniers du kickboxing américain
Kickboxing History 1950’s 1970’s-Mike Miles-USA
Historique du kickboxing français-août2000
Définition du kick-boxing-aout2000
 

 

 

HISTORIQUE DU KICKBOXING FRANCAIS

 

 1 – L’entrée en France du kick-boxing « made in U.S.A. »
 
L’arrivée officielle en France du kick-boxing américain (avec « low-kick ») dite « version WKA », aura lieu sous l’impulsion de Jean-Marc Vieille, représentant la France pour la WKA-Monde, en 1984. Ce dernier, fut mandaté à l’époque par son ami, le grand champion néerlandais, Fred Royers (vice-président mondial WKA et représentant pour l’Europe). Le développement de cette pratique, malgré l’aide des pouvoirs publics et l’hostilité de la boxe américaine (ou full-contact précurseur du sport pieds-poings américain en France), a été possible grâce au travail de la fédération WKA-France. Plusieurs championnats du monde furent organisés en France, le plus prestigieux fut celui de Richard Sylla contre Pete Cunningham. Aux Pays-Bas, dans les galas de l’époque, une partie des combats se déroulent en version « kick-boxing » et pour les autres, en « boxe thaïe ». Ce sont souvent les mêmes combattants qui évoluent, sans difficulté, d’un style à l’autre.
En 1987, à la suite de la pression du Ministère de la jeunesse et des sports souhaitant unir les trois fédérations françaises de l’époque (boxe américaine, full contact et WKA-France) en une seule entité (et qui ne vit jamais le jour), un protocole fut signé entre la Fédération française de boxe américaine (FFBADA) et la WKA-France. Cette décision critiquée par la WKA-Europe amena la création en France d’une nouvelle structure française, l’IFO (International Fighters Organisation) sous la houlette de Jean-Paul Maillet (commentateur de la Télévision française). Puis à la fin d’années 1980, elle devient la FKB/WKA qui perdure jusqu’au départ de Fred Royers de la vice-présidence de la WKA-Monde.
Dès le départ du kick-boxing « made in U.S.A. » en 1976, la plupart des pays européens reconnaissent la WKA comme structure originelle, ce qui est le cas pour la France. D’ailleurs dans les années 1980, les compétiteurs français disent couramment : « je boxe en WKA » (pour signifier, du « kick-boxing avec low-kick ») et en Professional Karate Association/PKA (pour préciser, du « kick-boxing sans low-kick » c’est-à-dire du « full-contact »).
Ensuite, les responsables de grandes fédérations mondiales proposent des titres dans l’ensemble des disciplines pieds-poings (full-contact, muay-thaï, et kick-boxing) ce qui a pour effet, à côté des fédérations internationales d’origine (PKA, WKA, WAKO) de faire éclore rapidement de nouvelles structures dites « mondiales ».
Le kick-boxing français dans la tourmente de certaines fédérations françaises de boxes pieds-poings
À leur arrivée en France, au milieu des années 1970, des disciplines américaines (« kick-boxing sans low-kick » et « kick-boxing avec low-kick ») voient tout d’abord leur rejet dans l’Hexagone, par certaines fédérations d’arts martiaux. Le kick boxing américain avec low-kick (et sans coups de genou) s’impose progressivement sur le territoire français comme une discipline d’avenir. Parallèlement pour les autres boxes pieds-poings, la boxe thaïlandaise (muay-thaï) à l’époque est peu implantée contrairement à la boxe française (savate) qui a pris un essor important depuis le milieu des années 1960.
À la fin des années 1980 et durant les années 1990, de nombreuses péripéties propres à la mise en place de ces nouveaux sports américains et orientaux déstabilisent le milieu des boxes pieds-poings.
À peine arrivé en France pour le « kick-boxing sans low-kick » (appelé aujourd’hui full-contact), une mésentente de dirigeants entraine une scission du groupement en 1982 : Fédération Française de Boxe Américaine (FFBADA) d’un côté et Fédération Nationale de Boxe Américaine (FNBA) de l’autre. Ainsi dès la fin des années 1980, le « kick-boxing avec low-kick » va vivre de grandes tourmentes.
De 1984 à 1987, il est géré par la « WKA-France » notamment par Jean-Marc Vieille. Puis, la situation se gâte. En 1987, le premier essai de regroupement des « boxes américaines » : pour désigner les disciplines nées outre-Atlantique, c’est-à-dire le « full-contact », le « semi-contact/point-fighting » et le « full-contact avec low-kick », ou kick-boxing américain » s’effectuera au sein de la FFUBADA (Fédération Française Unifiée de Boxe Américaine et Disciplines Assimilées). Le kickboxing français est organisé provisoirement sous l’égide de l’IFO (International Fighting Organisation) présidée par Jean-Paul Maillet et plus tard appelée,  »FKB.-WKA. » : Fédération de Kick-Boxing WKA, car la fédération mondiale WKA n’accepte pas l’alliance avec les autres structures.
Il faut attendre la constitution de la FFKBFCDA en 1994 (Fédération Française de Kick-Boxing, Full-Contact et Disciplines Associées présidée par Pascal Tiffreau) pour rassembler réellement les trois boxes pieds-poings (muay-thaï, kick-boxing et full-contact).
Rapidement naissent des divergences de vue. Le kick-boxing n’est pas autonome au sein de la FFKBFCDA et un certain fonctionnement antidémocratique provoque une scission de la discipline. Ainsi une partie des dirigeants du kick-boxing, de la boxe américaine (full-contact), et de la boxe thaïlandaise (muay-thaï), se regroupent en septembre 1996 au sein de la FFBADA (Fédération Française de Boxe Américaine et disciplines Associées), structure bénéficiant de l’Agrément de jeunesse et d’éducation populaire. Durant trois saisons deux comités nationaux de kick-boxing distincts (La Commission Nationale de Kick-Boxing de la FFBADA présidé par Joël Goncalvès et le Comité National de Kick-Boxing de la FFKBFCDA présidé par Ludovic Brion.
Un Agrément de jeunesse et d’éducation populaire provisoire fut accordé aux deux fédérations (FFKBFCDA et FFBADA) jusqu’en août 1998. À l’issue de cette échéance, et durant la saison 1998-1999, le ministère chargé des sports, après un audit dans chacune des structures, demanda à la Commission Nationale de Kick-Boxing de la FFBADA de proposer un regroupement, afin d’accueillir en son sein le Comité National de Kick-Boxing de la FFKBFCDA. Cette unification donna naissance à la FKBDA (Fédération de Kick-Boxing et Disciplines Associées) en juin 1999 – Agrément de jeunesse et d’éducation populaire du 3 mai 2000. Elle deviendra FFKBDA (Fédération « Française » de Kick-Boxing et Disciplines Associées) à l’obtention de la délégation de pouvoirs du ministère chargé des sports en 2002. L’agrément séparé pour chacune des activités (full-contact, muay-thaï et kick-boxing) a d’après les dires du ministère pour but « l’auto-assainissement des structures ». D’autre part, l’interdiction du ministère d’organiser des titres internationaux et des ceintures professionnelles sur le territoire français.

 

2 – Les conséquences d’une politique ministérielle désastreuse

 

La France du point de vue du sport est un pays à part. L’État français est amené à aider une fédération qu’elle « agrémente » et par conséquent, lui attribue des moyens (subventions et cadres d’État). En contrepartie, le ministère chargé des sports impose un cahier des charges sur la base d’une « convention d’objectifs quadriennale ». La gestion de la fédération avec l’Agrément de jeunesse et d’éducation populaire et délégation de pouvoirs ministérielle est par conséquent assujettie à cette sorte de  »loi du sport français » qui détermine les contraintes pour l’ensemble des structures par décret ministériel imposée aux fédérations agréées dans l’intention d’éloigner un éventuel profit de certains dirigeants fédéraux au détriment des licenciés, handicapera radicalement les combattants « élites » (professionnels), les obligeant à disputer des titres à l’étranger !? Début des années 2000, une reprise d’organisation de titres « élites » revoit le jour sur le territoire français sans qu’une quelconque autorisation soit formulée par le ministère chargé des sports.
À la suite de la décision ministérielle au sujet de l’interdiction d’organiser des titres internationaux sur le territoire français, la structure ayant promu le kick-boxing au milieu des années 1980, la « WKA-France », se met en suspens jusqu’à ce que Thierry Muccini (ancien athlète élite et entraîneur), en 2002, relance la dynamique de cette antenne française en conduisant une sélection française à des événements internationaux (notamment au mondial amateur WKA). Au regard du succès rencontré par l’équipe française aux championnats du Monde WKA de 2002 à 2005, Alain Delmas (président d’une autre fédération de boxe pieds-poings, ancien athlète élite et professeur d’EPS) et Thierry Muccini, décident de redorer le blason des deux fédérations les plus populaires au Monde, la WKA et l’ISKA. L’été 2006, ils relancent la World Kickboxing Association (WKA-France) et en janvier 2007 l’International Sport Kickboxing Association (ISKA-France). Ainsi, ils vont permettre à la France de retrouver la représentativité internationale qui lui manquait depuis la fin des années 1990.
En début de saison 2008-2009, à la suite de la « crise sportive » qui traverse les boxes pieds-poings avec l’arrivée d’une nouvelle structure imposée par le ministère (FFSCDA/Sports de contact), ces deux organes, la WKA-France et l’ISKA-France, rejoignent la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) dans le cadre de la « Commission pugilistique » .
Au printemps 2008, à l’annonce de la naissance d’une « fédération parallèle », la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA), un vent de panique traverse le « paysage du pieds-poings français ». En effet, cette « nouvelle fédération dite gouvernementale » obtient de l’État l’agrément de jeunesse et d’éducation populaire en mai 2008, avant même sa mise en activité ?! Et surpasse ainsi les « fédérations en place ». Dès la rentrée sportive, il s’opère un « mouvement de population » vers cette nouvelle structure pour les disciplines suivantes : kick-boxing, muay thaï, kung-fu de contact (wushu), boxe américaine, pancrase (MMA), Bando et quelques autres sports de combat. En décembre 2008, la délégation de pouvoirs ministérielle vient renforcer le projet implicite de regrouper dans une même entité les disciplines de contact afin de mutualiser les moyens (D’ailleurs, ce projet ne fera l’objet d’aucun communiqué de presse de la part du ministère chargé des sports). Ainsi, une majorité de pratiquants feront comprendre leur désapprobation. Par conséquent, les trois « fédérations en place » depuis des décennies, Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) devenue en 2013, la Fédération de Fighting Full Contact Kickboxing (FFFCKDA), Fédération Française de Muaythaï (FFMDA) et Fédération Française de Wushu (FFWaemc), a qui l’État avait accordé jusqu’alors sa confiance, se retrouvent exclues des aides publiques (subventions de fonctionnement et cadres techniques à disposition), sans qu’aucune raison soit évoquée par le ministère.
Rebondissement en juin 2009, l’agrément ministériel est retiré par le Conseil d’État à la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour une constitution associative non conforme. Par voie de conséquence, les « fédérations en place » retrouvent leurs statuts légitimes sur la scène des boxes pieds-poings. Mais quelques jours plus tard, l’agrément est redonné à la hâte à cette « nouvelle fédération » juste après le remaniement ministériel ; et sachant que de l’examen de la délégation de pouvoirs doit être reconduite pour trois autres fédérations en place dans les jours à venir (Fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï).
Durant l’été 2009, le nouveau cabinet ministériel chargé des sports confie le « dossier épineux » de l’attribution de la délégation de pouvoir au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour un avis consultatif. Dès la rentrée 2009 au CNOSF, une commission d’examen constituée des représentants des plusieurs fédérations de sports de combat et d’arts martiaux auditionne les présidents des quatre structures concernées (La nouvelle fédération de sports de contact et les anciennes, fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muay-thaï). Nouveau rebondissement un mois plus tard (octobre 2009), la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) obtient, au grand étonnement des « anciennes fédérations », la délégation de pouvoirs pour toutes les disciplines à l’exception du wushu (accordé à la fédération française de WUSHU-aemc). Par la même occasion, le ministère rajoute à la liste d’activités de la précédente délégation de la FFSCDA/Sports de contact, la « boxe américaine », auparavant attribuée à la fédération de full-contact (FFFCDA). Encore une fois, il s’agit d’un « fait unique dans l’histoire du sport français » où une « nouvelle structure » s’approprie une faveur ministérielle. Quelques temps après, les présidents des vieilles fédérations (muaythaï et full-contact) apprennent que leurs dossiers de demande de délégation n’ont pas été transmis par le ministère au Comité olympique français pour que ce dernier donne son avis. Les anciennes fédérations n’en resteront pas là, notamment en faisant appel auprès du Conseil d’État pour exprimer encore une fois l’aspect non conforme de la procédure et non légitime cette décision.
En octobre 2009, se constitue une « confédération de sports de combat et arts martiaux » regroupant des sports olympiques et non olympiques, au grand étonnement la nouvelle fédération ne rejoint pas cette structure. Courant 2010, le Conseil d’État a débouté la demande des vieilles fédérations. Ainsi, les pratiquants seront partagés dans deux structures différentes pour l’espace d’un cycle olympique.
Dès l’année 2010, une partie de la commission nationale de K-1 quitte la FFSCDA/Sports de contact pour se constituer en comité national de K-1 à la fédération de Full contact/FFFCDA, puis sera le tour de la commission nationale de Chauss-fight la même année.
En 2012, au sein de la fédération de Full contact/FFFCDA, la commission pugilistique (WKA-France) devient la « commission nationale de low-kick ».
En 2013, la délégation de pouvoirs est reconduite pour la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour les disciplines « kick-boxing » et « muay-thai ». Fait étrange aucune délégation n’est accordée pour le « full-contact ». Ainsi les fédérations historiques, Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) et Fédération Française de Muaythaï (FMDA) sont exclues des aides de l’Etat encore une fois pour une période inter-olympiades.
En début de saison 2013-2014, une partie de la commission nationale de kick-boxing de la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) rejoint la Fédération de Fighting Full Contact Kickboxing (FFFCKDA) pour constituer le « comité national de kick-boxing » qui se substitue à la « commission nationale de low-kick ».

 

Alain DELMAS, 2013

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